Pourvu que tu sues

Pourvu que tu sues
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Parce qu’il s’agit d’un métier hors-norme, qu’il y a beaucoup d’appelées, peu d’élues et que le revenu est irrégulier, j’ai toujours pensé que ma plus grande fierté personnelle serait d’être devenue celle que j’ai toujours voulu être, une animatrice télé.

Aujourd’hui, à 34 ans, je sais que je me valorise beaucoup à travers ce que j’accomplis, au travail comme à la maison.

Comme si j’évaluais la qualité de la personne que je suis en nombre de contrats de télé annuels et de brassées de blancs qui ressortent immaculées parce que j’ai dont la touch pour détacher. Je suis une femme de carrière et une femme de maison accomplie.

Yay me!

Mais au-delà des obligations de la vie, y’a moi. Et ça, heureusement, il n’est jamais trop tard pour s’en rappeler.

Vous savez, la personne qu’on est avant d’être une blonde, une épouse, une mère, une belle-mère, une grande-mère, une femme qui travaille trop, tout le temps?  Vous souvenez-vous d’elle?

Dernièrement, j’ai la sensation que je ne fais pas qu’accomplir des choses,  JE M’ACCOMPLIS.

Pas pour la job, même si passer au travers d’une pile de dossiers, c’est gratifiant.

Pas pour la famille, même si préparer les repas pour la semaine d’une main en repassant des chemises de l’autre, c’est hot en ta’.

C’est vrai que c’est hot.

Mais récemment, je me surpasse en faisant quelque chose juste pour moi, parce que ça me fait un bien fou à moi, même en sachant que pendant ce temps-là, le lave-vaisselle doit être vidé, l’épicerie est pas faite, les lits doivent être changés et les plants de tomates, arrosés.

Malgré tout, je prends du temps pour faire quelque chose qui m’allume tellement que le reste va attendre. Je pensais jamais dire ça. Le reste a toujours été plus important.

C’est quand, la dernière fois que tu t’es donné le droit de faire ça,  faire attendre le reste?

Moi, c’est hier, cet après-midi et toutes les fois où j’enfile mes runnings. Je sais que la course est le dernier sport à la mode, mais c’est devenu mon sport, celui que j’ai découvert en 2012 et que je pratique plus sérieusement depuis  deux ans.

Quand je pars courir, au soleil – dans la neige – sous la pluie,  non seulement je me sens vivante, mais à la maison, tout le monde sait que tant que je ne suis pas revenue, JE N’EXISTE PAS.   Que j’en vois pas un m’appeler! (Mon application de course et ma musique sont sur mon téléphone.)  La musique dans les oreilles,  je me pousse à fond jusqu’à ce que j’en aie la chaire de poule.  C’est pas une image, c’est vrai.

Pourvu que tu sues

Tu te considères pas assez sportive?

C’est la fille qui était mortifiée à l’idée de recevoir une passe au ballon-chasseur, qui te parle.

C’est la fille qui pouvait pas courir 1/2 km d’un seul trait quand elle a commencé, qui te parle.

C’est la fille qui a couru 110km ce mois-ci, qui te parle.

Parce que j’ai continué. Parcourir 500 mètres, quand tu commences et que tu te pousses vraiment dans le derrière, c’est extrêmement satisfaisant.

Tout le monde commence quelque part. La satisfaction d’allonger son trajet après quelques entrainements, c’est comme une piñata qui explose dans ton coeur.

Cette sensation-là, tu l’obtiens pas en faisant quelque chose de facile.

Pourquoi t’essaierais pas le sport?  Trouve-toi un sport. N’importe lequel, pourvu que tu sues.

La satisfaction d’avoir dépassé ta limite, d’accomplir quelque chose que tu n’aurais jamais cru possible, tu vas adorer ça. Tu vas t’aimer. Sentir le sel dans ta face après l’effort? Tu vas aimer ça. Si t’aimes le sel.

Des fois, il y a tellement de sel que je m’exfolie juste en me massant les joues!

Quand je cours, ma tête me donne un break.  As-tu besoin d’un break? Sors de la maison. Toute seule. Avec juste toi-même. Pour toi-même.

Quand je suis stressée, la course rend mes idées plus claires. Quand je suis en beau joualvert, la course, c’est plus sain et plus abordable que de casser une pile d’assiettes.

Pendant mes règles, le sport est aussi efficace que 2 Advil Liqui-Gel.

Saute dans tes runnings. Oui, ceux que t’as depuis longtemps. Ils font la job. Enfile-les. Mets des vêtements confortables et sors de chez-vous.

En marchant, en courant, en galopant, en faisant des pas chassés, des roues latérales si t’es capable.

Sors de chez-vous pour autre chose qu’aller au travail, à l’épicerie ou chercher les enfants en auto.

Et quand t’auras atteint un niveau de dépassement qui te rendra aussi fière que de voir tes enfants heureux, tu te gâteras.

Parce qu’il ne faut jamais sous-estimer le pouvoir que de nouveaux vêtements de sport peuvent avoir sur la motivation. Mon seul conseil: investis dans un TRÈS BON soutien-gorge de sport, dès le début. Visite une boutique spécialisée et fais-toi conseiller.

“Une poitrine qui rebondit comme un ressort, c’est rien pour te faire aimer le sport.”

-La reine du shopping. 😉

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