J’ai perdu mon portefeuille chez la créatrice de la robe portefeuille!

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Mercredi dernier. 7:00am.

Le GPS de Virginie indique que nous sommes à moins de 7 heures du bonheur absolu.  Notre roadtrip new-yorkais allait durer 72 heures.

14:00

Premier arrêt: Les outlets de Central Valley, situés au pied d’une montagne où je planterais volontiers ma tente et vivrais éternellement.  Jusqu’à ce que faillite personnelle s’ensuive. Avant de partir, j’ai serré mon chum très fort, parce que je savais au fond de moi qu’il se pouvait que je ne revienne jamais. Je veillerais sur lui du paradis.  Le vrai paradis. Non, je suis sérieuse.  Pour vrai, là. Sans joke. Je vous jure.  C’est le paradis.

-Mon amour, tu exagères toujours…

-Eye. Du Valentino à 70% de rabais, tu vas me dire que ça se peut, ça, dans la vraie vie? Non.

-Ben oui ça se peut. Tu justifies toujours tes achats en disant que c’était VRAIMENT en spécial…

– eh…

 

En tant que magasineuse avertie, je sais que je fais face à un défi de taille quand j’ai besoin d’un plan du site pour m’orienter à travers les boutiques.

21:07

La serveuse nous a demandé nos cartes pour la bière qu’on venait de commander. Et à 21h07 et 43 secondes, mon portefeuille n’était plus dans mon sac.  Et je me suis revue, payant ma sublime jupe de cuir chez Diane Von Furstenberg, (la designer à qui on doit la robe cache-coeur, qu’on appelle aussi la robe portefeuille) et apercevant un tout aussi sublime étui à ipad.  Et je me suis vue déposer mon portefeuille sur la tablette pour admirer le-dit étui à ipad.  Et je me suis vue quitter le magasin en rêvant à la bière…

Et je me suis mise à trembler comme une feuille.

Et à demander ma maman.

J’ai brassé les doubles portes vitrées chez Diane Von Furstenberg comme une déchaînée, tentant d’attirer l’attention de la caissière qui passait l’aspirateur. J’avais des sueurs froides. Je brassais les portes comme si ma vie en dépendait.  Pendant qu’on me prenait pour une cinglée qui n’a pas fini son shopping alors que les boutiques ferment, j’imaginais les portes de verre éclater en mille morceaux, les deux énormes poignées gold encore dans mes mains.

Quand j’ai finalement tenu mon portefeuille, je n’ai pas pu m’empêcher de serrer très fort cette inconnue qui n’avait même pas réalisé que j’avais laissé mon identité sur une tablette de sa boutique. Elle m’a gentiment flatté le dos en me disant que tout irait bien maintenant.

Comme ma maman.

Minuit 15

-Virginie, je peux pas croire que j’ai trouvé mon portefeuille! Je peux pas croire que j’ai trouvé mon portefeuille! VIRGINIE! Je peux pas croire que j’ai trouvé mon portefeuille! Je peux pas croire que j’ai trouvé mon portefeuille! Virginie! Je peux pas croire que j’ai trouvé mon portefeuille! Virginie???…

-ZZZ…

-En tout cas. J’en reviens pas d’avoir retrouvé mon portefeuille.

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